Algerie libre Index du Forum

Algerie libre
Algerie Maroc Tunisie , Liberté et democratie

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 algeriens tunisiens marocains levez vous! 
La dictature est la forme la plus complète de la jalousie.
meeting du FFS à Alger 04 mars 2011

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Algerie libre Index du Forum -> Algerie
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Admin
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 07 Jan 2011
Messages: 329

MessagePosté le: Ven 4 Mar - 22:13 (2011)    Sujet du message: meeting du FFS à Alger 04 mars 2011 Répondre en citant


Le Front des forces socialistes (FFS) de l’opposant en exil Hocine Ait Ahmed a tenu dans l’après midi de vendredi 4 mars son premier meeting à Alger, depuis 2004. La salle Atlas, dans le quartier populaire de Bab El Oued,est comble. Toutes les places assises sont occupées. Des dizaines de personnes sont obligées de rester debout dans les allées de la salle. On essaie de jouer des coudes pour se caser. Des centaines de militants du parti sont venus par bus, particulièrement de Kabylie. Reportage.

A l’intérieur de la salle, les banderoles et les posters à l’effigie du patriarche fleurissent un peu partout. Sur la scène, et dernière la tribune, trois drapeaux, algérien, tunisien et marocain sont accrochés. Les journalistes de l’ENTV, la télévision  nationale, se sont vus interdire de filmer avant d’être priés de quitter les lieux.
Avant même le coup d’envoi du meeting, des slogans fusent: « Le peuple veut la chute du régime », « Y en a marre de ce pouvoir », « Si El Hocine, nous sommes toujours des opposants », « FFS nationale, pouvoir régional ». Des slogans que la foule reprend à gorges déployées.
C’est vers 14H 45 qu’une délégation prend place à la tribune. Ruée des photographes. Karim Tabbou, secrétaire général du FFS, est accompagné sur l’estrade par des représentants de partis politiques tunisiens et marocains. Place maintenant à l’hymne nationale des trois pays.
Silence presque religieux suivi d’une minute de silence à mémoire des personnes tuées en Tunisie, Egypte et la Lybie.
Ezzaoui Khallil, chargé des relations internationales au Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés (Tunisie) (FTDL), est le premier à prendre la parole. « C’est le crépuscule des régimes autoritaires », dit-il, non sans saluer le courage et la constance politique de Hocine Ait Ahmed, le président du FFS, parti fondé en 1963.
L’invité appelle à l’instauration d’un Maghreb des peuples. Dans la salle, des ovations s’élèvent. Ahmed Bouazzi, membre du bureau exécutif du Parti Démocrate Progressiste (PDP) tunisien, enchaine : « l’Algérie doit être libre à l’avenir. Nous voulons un grand Maghreb où les peuples vivront en hommes libres », clame-t-il.
De son coté, Mustapha Labraimi, chargé des relations extérieures dans le Parti du Progrès et du Socialisme (P.P.S) marocain, souligne qu’il n’existe pas d’exception entre les pays maghrébins et arabes. « Il n’y a pas de développement sans démocratie. La démocratie n’est pas un luxe pour les peuples, mais un droit », tonne-t-il.
Labraimi ajoute qu’il est urgent de trouver des solutions aux malentendus qui existent entre les pays de la région.  « Il n’est pas question de se servir d’un malentendu pour créer des contradictions entres les peuples » , tranche ce membre du PPS dans une allusion aux tiraillements politiques entre Alger et Rabat .
A 15h 3O, deux étudiants, l’un d’Alger et l’autre de Sétif, viennent témoigner du marasme que vit l’université algériennes. « L’université est en crise. Les étudiants souffrent au quotidien. La qualité de la formation ne cesse de se détériorer. Le parachutage des reformes nous a mené au marasme. Les ouvres universitaires sont dilapidés. La corruption bat de record », énumère l’un deux, en estimant que les étudiants sont engagés pour le départ du système.
Même son de cloche auprès de Djamel Bahlouli, militant et enseignant universitaire. « Les reformes sont rejetées. La reforme de l’université ne peut se faire avec le système en place. L’élite se doit d’encadrer la colère de la jeunesse pour aller vers le changement », exige-t-il à la tribune.
A 16H 50, Mustapha Bouchachi, président de la Ligue algérienne pour les défense des droits de l’homme, prend la parole sous un tonnerre d’applaudissements. Lui ne se fait pas prier pour le clouer au pilori les tenants du régime d’Alger. « Tous les peuples ont droit à la dignité et  la liberté. L’Algérie a payé un lourd tribu durant la guerre de libération et la guerre civile, malheureusement, nous avons libéré la terre, mais nous n’avons pas libéré l’homme », déplore-t-il.
Et de s’indigner : « La minorité qui n’a pas participé a la révolution est aujourd’hui celle-là même qui décide de notre destin.»
M. Bouchachi met en garde les citoyens contre les maneouvres du régime. « Tout ce que entreprend le régime actuellement  en direction de la jeunesse, n’est pas pour les beaux yeux de la jeunesse ou par amour de l’Algérie, mais pour perpétuer le régime », soutient-t-il.
Il invite ainsi les partis politiques, les syndicats à faire participer les jeunes afin de leur inculquer une conscience pacifique capable d’instaurer un véritable changement en Algérie.
Quelques minutes plus tard, c’est au tour d’une mère, Mme Fatima Boucharef, dont le fils est porté disparu depuis prés de 20 ans de prendre la parole. Dans la salle fuse : « Commission d’enquête internationale».
L’intervention de Mme Fatima Boucharef a ému plus d’un. « Depuis 17 ans, nous cherchons nos enfants. Nous ne voulons pas d’argent. Le président Bouteflika, depuis 1999, ne veut pas nous écouter. Nos enfants n’ont pas rejoins le maquis. Pourquoi le président a-t-il peur de la vérité ? Nous ne pardonnerons jamais. Nous voulons seulement la vérité sur le sort de nos enfants disparus», clame-t-il.
L’intervenante dénonce au passage le fait que la police leur interdise de manifester publiquement chaque mercredi à Alger.
Et pour clore le meeting, Karim Tabou, secrétaire général du parti s’en prend aux tenants du pouvoir et au RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie), le parti rival, sans pour autant le citer. « A l’heure de l’agitation et de la précipitation politiques, le FFS a choisi  la conscience politique en donnant la parole à toutes les couches de la société. Les forces de changement sont celles qui sont dans la rue et n’ont pas dans les salons », déclare-t-il d’emblée.
En direction de ceux qui présentent le parti comme mort, il tonne : « Nous sommes là !»  Comme en écho dans la salle, la foule scande : « Assa Azekka, FFS yella yella (Aujourd’hui, demain, le FFS est toujours là….)
Rappelant que les Algériens ont vécu une série de traumatismes, Tabbou souligne que le cap au FFS est de reconstruire la confiance, refusant toute précipitation dans une allusion à son frère ennemi, le RCD.
« Il faut avoir de l’éthique. Certains font dans l’agitation. Le FFS ne fera pas dans l’agitation », tranche  Karim Tabbou. Et de s’interroger : « Ces responsables politiques savent-ils ce que pensant les chômeurs de Bab El Oued ou de Djelfa ? »
Reprenant son discours, il dit déceler dans la société « ceux  qui croient qu’il suffit d’une chiquenaude pour renverser la citadelle » et ceux « qui sont convaincus qu’à elles seules les nouvelles technologies tracent la voie royale vers le changement » et ceux,  « qui pensent qu’il est impossible aux Algériens de se remettre des traumatismes » du passé et ceux pour qui « rien ne doit bouger ».
Le FFS, selon Tabbou, ne s’inscrit pas dans ces grilles de ses lectures. « Nous reconsidérons comme prioritaire la reconstruction du lien entre Algériens », précise –t-il, indiquant qu’il serait « dangereux » de rester  « étrangers ou impuissants face aux bouleversements en cours ».
Selon Karim Tabbou, les jeunes qui sont branchés sur d’autres télévisions pour suivre les événements qui secouent la Libye et avant la Tunisie et l’Egypte sont la preuve que l’ETNV n’a pas de crédibilité.
Même pique en direction d’une certaine presse, accusé d’avoir amplifié le mouvement initié par la CNCD (Coordination nationale pour le changement et la démocratie. « Il faut faire la différence entre Maydan Tahrir( Place Tahrir en Egypte) et Quaât Ettahrir ( salles de rédaction) », recommande-t-il.
L’orateur rappelle par ailleurs que le point commun entre les crises dans les pays du Maghreb et l’Algérie reste l’exclusion dans ses déférentes formes : politiques, économiques, culturelles est sociales.
« Cette gestion par le conflit peut aller plus loin », note-t-il en citant le cas du ministère de l’Intérieur égyptien, mis accusation dans un attentat en Egypte contre l’Eglise copte d’Alexandrie.
Karim Tabbou a même fait un parallèle entre le régime d’Alger et celui du Caire. « Ils ont peur des gens qui militent pacifiquement. Nous ne voulons pas le terrain de la violence. La base arrière du terrorisme est située à El Mouradia. Même le maquis est géré par les services. Le régime est champion. Ils (les services secrets) savent infiltrer les marches, créer de faux partis, de fausses élections, de faux journaux », fustige-t-il,
Les tenants du régime, explique-t-il,  s’appuient sur des « milices et des réseaux » pour noyauter la société.
Karim Tabbou souligne encore que le régime algérien va « de fermeture en fermeture » et réclame de fait la « levée de tous les obstacles liée à l’expression et à l’organisation, la levée du dispositif répressif des libertés politiques, associatives et syndicales à travers un signal politique fort capable de restaurer la confiance perdue ».
« Le changement est nécessaire et inéluctable. L’insurrection que nous voulons c’est celle de l’intelligence », conclut  Karim Tabbou.
C’est vers 17H que la foule s’est dispersée dans le calme.


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Ven 4 Mar - 22:13 (2011)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Algerie libre Index du Forum -> Algerie Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com