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Les exactions des milices

 
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MessagePosté le: Mar 8 Mar - 10:29 (2011)    Sujet du message: Les exactions des milices Répondre en citant

Les exactions des milices
(extrait du rapport de la FIDH)

Avant les milices proprement dites, il faut d'abord évoquer le corps des gardes communaux, présentés comme des agents de police communale et régis, notamment, par des décrets exécutifs en date des 22 septembre 1993 et 3 août 1996. La garde communale s'est vu en effet confier le soin de participer à des missions de maintien ou de rétablissement de l'ordre public, de protection des personnes et des biens, et de sécurité des édifices publics.
Par ailleurs, ont aussi été créés dans les villages, de façon spontanée ou provoquée, des groupes d'autodéfense. Les autorités ont décidé de les légaliser en faisant adopter, le 4 janvier 1997 par le Conseil national transitoire (CNT), une loi relative aux GLD (groupes de légitime défense). L'objectif déclaré de ce texte est notamment de mieux encadrer les membres de ces groupes, qui sont des « bénévoles », pour les placer sous le contrôle des professionnels de la sécurité.
Mais, d'une part, alors que les autorités algériennes reconnaissent elles-mêmes avoir des problèmes pour former les policiers de carrière, il semble singulièrement dangereux d'institutionnaliser ainsi des groupements de légitime défense dont les membres, s'ils ne sont pas rémunérés officiellement, n'hésitent d'ailleurs pas à se payer sur la population.
D'autre part, il est surprenant d'entendre le secrétaire général du ministère de l'Intérieur, interrogé sur ce point, répondre qu'il est dans l'incapacité de communiquer le nombre, même approximatif, des miliciens appartenant aux GLD alors que toute création de GLD est désormais soumise à l'autorisation du wali (préfet) après avis des forces de sécurité. Ou bien il s'agit là d'un mensonge, ou bien, fait plus inquiétant encore, cela signifie que le pouvoir ne contrôle pas réellement, comme il le prétend, les GLD.
Toujours est-il que si les groupes armés islamistes (GIA, AIS) commettent d'abominables massacres, il est tout aussi certain que des gardes communaux, des miliciens, et autres «patriotes » se livrent de leur côté à des crimes également condamnables, et que des exterminations, systématiquement attribuées dans le camp officiel aux islamistes, leur sont en réalité imputables.
Par exemple, plusieurs témoins confirment l'arrestation, en mars 1997, de gardes communaux accusés d'avoir égorgé dix-sept femmes et un enfant dans la région de Wadi al-Alaïq, près de Boufarik. Des sources proches du pouvoir ont confirmé le fait, même si c'est pour en atténuer l'ampleur et prouver que de « tels dépassements » sont sanctionnés. Des membres d'associations ont ainsi évoqué la présence de gardes communaux et de « patriotes » dans deux prisons à Alger pour abus de pouvoir. L'ONDH a montré le dossier de cinq cadavres en décomposition dans une affaire qui implique des éléments de la garde communale de Bougara.
Un fondateur d'un groupe d'autodéfense résume l'état d'esprit qui l'a poussé à former son groupe: Ihqaq al haq wal intiqam l-aziz (« faire justice et venger un être cher »). Le langage de la violence est d'ailleurs inclus dans le discours de certains ministres. Le ministre de la Justice, M. Mohamed Adami, a déclaré à l'APS: « L'application de la loi de la rahma* a permis à de nombreux repentis de se racheter vis-à-vis de leur peuple, car beaucoup d'entre eux ont pris les armes et combattu leurs anciens camarades, de même qu'ils ont aidé efficacement, par les renseignements et les informations qu'ils détenaient, l'action des services de sécurité » (El Moudjahid, 28 avril 1997).
Sans avoir été amenée à traiter en profondeur la question des repentis, la délégation de la FIDH ne peut que manifester son inquiétude sur les dispositions de cette loi et leur utilisation dans le contexte général de manipulation que connaît l'Algérie.
En conclusion, les nombreuses informations examinées par la délégation permettent d'affirmer l'ampleur et le caractère systématique des violations des droits de l'homme perpétrées dans le cadre extrajudiciaire. Ainsi, partie pour enquêter sur l'administration de la justice, la délégation de la FIDH s'est trouvée confrontée au phénomène prépondérant de l'extrajudiciaire. Dans ce contexte, les garanties susceptibles d'être offertes par le système judiciaire lui sont apparues largement inopérantes et formelles.
* Loi sur les repentis prévoyant notamment d'importantes réductions de peine pour les terroristes qui se rendent d'eux-mêmes.


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MessagePosté le: Mar 8 Mar - 10:29 (2011)    Sujet du message: Publicité

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