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La dictature est la forme la plus complète de la jalousie.
L’inlassable combat du FFS

 
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MessagePosté le: Mar 22 Mar - 16:10 (2011)    Sujet du message: L’inlassable combat du FFS Répondre en citant

L’Histoire restera constamment en éveil tant que toutes les vérités ne sont pas mises à la lumière. Il est ainsi d’une réalité que les officiels passés et présents tentent de dévoyer et souvent de diaboliser : c’est l’histoire du FFS dont les idéaux s’abreuvent à la source du mouvement national libérateur.




Des amalgames et des raccourcis sont souvent empruntés par les détenteurs du pouvoir pour polluer l’essence démocratique d’une force que tout prédestine au rôle catalyseur pour la promotion d’une démocratisation de l’Algérie et partant, du Maghreb des peuples. Ne charge-t-on pas aujourd’hui le 29 septembre 2005 d’éclipser à travers un autre texte « scellé et non négociable », l’historique 29 septembre 1963 et ses 42 années de lutte pacifique pour le recouvrement d’une authentique souveraineté du peuple ? « Pendant notre guerre de libération, c’était à ce peuple de choisir sa voie. Ceux qui l’ont privé de la parole, qui l’ont empêché d’exercer ses responsabilités, avec l’arrière pensée de « vivre comme des rois » et de « régner » sur l’Algérie, ont commis une faute grave. Une faute dont nos enfants supporteront les conséquences. Car le jour viendra ou, ces enfants descendront dans la rue pour réclamer leur liberté et leur pain ... L’Algérie s’édifie malgré les mauvais bergers qui l’ont conduite sur des chemins ténébreux ». Ferhat Abbas. De l’indépendance confisquée à la résistance. 05 juillet 1962, c’est l’indépendance. L’Etat devait se construire selon sa définition dans la déclaration de novembre. Seulement, l’Etat censé réguler le pouvoir unique à partir des exigences de la société dans sa diversité, est devenu l’enjeu de la politique au lieu d’en être le moteur. Ainsi, les colonels qui avaient su préserver l’autonomie de la glorieuse ALN durant la guerre de libération comme gage de l’avenir, réalisent eux-mêmes le schéma parfait d’un pouvoir populiste mais, autoritaire et répressif. Pendant ce temps là, le peuple pleurait ses martyrs, le chômage frappait des pans entiers de la société alors qu’une partie de la jeunesse émigrait en France après avoir combattu le colonialisme français. Le pays n’était toujours pas le sien. S’il était indépendant, la liberté restait à reconquérir. C’est dans ce contexte que Hocine Aït Ahmed, alors député de Sétif, avait vite compris que les vraies valeurs de Novembre 54, source de sacrifices de tout un peuple, volaient en éclat et qu’il fallait un sursaut salvateur, comme il l’explique le 10 juillet 1963 : « ... J’ai décidé de mener une lutte politique ouverte contre le régime socialo-mystificateur...C’est le seul moyen de désamorcer la situation rendue explosive... », vu, « l’incapacité de l’Assemblée Nationale Constituante de bloquer le totalitarisme du régime... ». C’est l’opposition ouverte. Né officiellement le 29 septembre 1963 dans une conjoncture nationale douloureuse, le FFS est par essence même le résultat des excès totalitaires des putschistes des frontières en prolongement de la crise de 1962. Ainsi, dès sa proclamation rendue publique le 29 septembre 63, le FFS annonce ses objectifs :
1. Opérer le redressement de la révolution algérienne. 2. En assurer la continuité en instaurant un socialisme fondé sur l’adhésion populaire, seule garante de justice sociale et de liberté. Le FFS se positionne en rassembleur de tous les exclus du système. Les fondateurs du parti*, tous moudjahidines, issus de différentes régions du pays, s’attellent à gagner aux Algériens le droit à la citoyenneté et la dignité qu’elle procure. Mais, le pouvoir use de tous les moyens répressifs et démagogiques pour combattre, mater et éliminer cette nouvelle force qui redonne espoir à une population qui n’a pas fini de panser ses blessures. Les attaques publiques contre l’une des figures du mouvement libérateur, M. Hocine Aït Ahmed, taxé de « séparatiste et assoiffé de pouvoir » par le président Ahmed Ben Bella, attisent le conflit : les « Wilayas » historiques du centre reprennent les armes. La Kabylie sera le théâtre d’opérations militaires qui replongent la population dans un nouveau cauchemar. Les troupes de l’ALN acquises aux thèses du FFS ne restent pas les bras croisés. C’est la guerre ouverte. Mais une aubaine s’offre au régime pour porter un sérieux coup à la résistance armée du FFS : le problème frontalier avec le Maroc. Le pouvoir exploite alors cyniquement la fibre patriotique et greffe la crise frontalière sur les vrais problèmes du pays soulevés par le FFS mais relégués au second plan par le « danger extérieur ». Cette manœuvre diabolique avait pour conséquences la défection de la moitié du 1er Etat Major du FFS, qui rejoignit sous la direction de feu Mohand Oulhadj le lieu des combats sur la frontière ouest en novembre 63, et permet une année après, l’arrestation de Hocine Aït Ahmed le 17 octobre 1964. Mais malgré cela, la victoire militaire est impossible pour les deux parties en conflit. La nécessité d’une négociation globale s’imposait. Les premières tractations débutent entre janvier et février 1965, et se concluent par des accords qui prévoyaient « la libération de tous les détenus politiques » et « l’intégration des militants du FFS dans la vie active ». La deuxième phase des négociations porte sur le volet politique qui doit reprendre après la conférence afro-asiatique d’Alger prévue pour fin juin 1965. Les jalons du multipartisme sont jetés. Le FFS est reconnu de facto comme deuxième parti du pays comme le titrent à la Une les quotidiens « Le Peuple » et « Alger Républicain » du 16 juin 1965. Mais les intérêts étroits du régime militaire, n’ont donné aucune chance à l’ouverture démocratique qui se profile à l’horizon. Le 19 juin 1965, un conseil de la révolution s`accapare publiquement et officiellement du pouvoir et l`armée inaugure son premier « redressement » en Algérie. C`est en fait un coup d`Etat militaire. Une nouvelle phase commence pour le FFS.
La clandestinité
Le coup de force rend caduque la légalisation du FFS consignée pourtant dans l`accord passé avec le parti-Etat, le FLN, selon les comptes rendus de la presse étatique. Le pouvoir changea de main mais le système demeura. La force supplante le Droit. La chasse aux sorcières se fait plus virulente, le rouleau compresseur est mis en route. Les militants, les sympathisants et l’ensemble des organisations plus ou moins proches du FFS, connaissent le harcèlement, les prisons. Tout était fait pour une mise au pas et il a fallu attendre 1980 pour démontrer que le système n’était pas invincible mais tout à fait vulnérable. Au point ou le régime qui se présentait comme le garant de l’unité du peuple, s’est fait le champion de la division, usant du régionalisme de façon criminelle, sans tenir compte des conséquences pour la nation, l’essentiel étant de se maintenir. Deux ans après, en avril 1982, l’Oranie, vient battre en brèche les accusations de « régionalisme » et sert à son tour de théâtre à des manifestations populaires réprimées dans la violence.
En 1985, le pouvoir bascule.
Alors que les membres fondateurs de la ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme sont jugés par la Cour de sûreté de l’Etat le 15 décembre1985, Hocine Aït Ahmed et Ahmed Ben Bella, deux artisans de la libération du pays, signent le 16 décembre à Londres « La Proclamation pour l’instauration de la Démocratie en Algérie ». Cet acte éminemment politique exacerbe les craintes du pouvoir.. Il n’est plus possible de régionaliser le problème en brandissant le « syndrome kabyle ». Le régime redoute une contagion de l’Oranie une nouvelle fois et passe à l’action. En 1987, Me Ali Mecili, cheville ouvrière du FFS, militant invétéré de la Démocratie et artisan du rapprochement des deux leaders Ben Bella et Aït Ahmed, est froidement assassiné à Paris. L’enquête sur cette hideuse liquidation n’aboutira ni à Paris ni à Alger, pour ... « raison d’Etat ». Les événements se précipitent.Le peuple algérien, excédé par les malversations au sommet du Pouvoir, l’arrogance des nouveaux riches, les exclusions, les pénuries et la répression, finit par faire trébucher le régime lors des émeutes d’octobre 1988. Les jeunes sont fauchés par les balles explosives et le monde commence à découvrir la vraie nature du régime.
Les portes s’entrouvrent, forcées, sur la démocratie
Une seule issue reste au pouvoir : amorcer contre son gré la fin des monopoles et reconnaître la réalité nationale. Une nouvelle constitution voit le jour le 23 février 1989 et consacre le multipartisme. Minée au départ, elle sera elle aussi transgressée par ses promoteurs.
1- Un parti politique est proclamé exactement le 11 février 1989, suite à une rencontre « secrète » entre des personnalités influentes au sommet du régime et certains membres fondateurs de ce nouveau parti dont la mission était entre autres, de supplanter le FFS et d`enterrer le MCB 2- Des partis islamistes sont agréés contrairement à l’esprit de la nouvelle constitution.
Malgré cet état de fait, Hocine Aït Ahmed rentre au pays le 15 décembre 1989 après 23 années d’exil. L’accueil triomphal qui lui est réservé par des milliers de citoyens est de bon augure : l’espoir est de nouveau permis. La clandestinité est enterrée, le FFS tient son premier congrès sur le sol national en mars 1991 sous le slogan « pour une Algérie libre et heureuse ». Une année auparavant, le FFS, prenait souverainement une décision qui bouleversait les mœurs politiques du pays : le boycott des élections locales. Décembre de la même année, les législatives « propres et honnêtes » sont avortées entre les deux tours. Le 02 janvier 1992, le FFS appelle la population à une marche citoyenne pour aller au deuxième tour des élections. Une marée humaine envahit les rues de la capitale. La volonté populaire n’empêche pas le pouvoir d’arrêter le processus démocratique et de réaliser un coup d’état sous la couverture d’une démission du Président de la République d’alors. C’est le point de départ d’une spirale de violence infernale, du chaos. Le choix populaire a été violé, bafoué malgré les avertissements du président du FFS , Hocine Aït Ahmed, lancés en direction de la haute hiérarchie militaire en proposant l’ouverture d’un dialogue politique avec les forces en présence. En Juin 92, le Président du HCE, Mohamed Boudiaf est assassiné en direct à la TV dans l’exercice de ses fonctions. C’est le summum de la violence. La maffia dite « politico-financière » inaugure le cycle des liquidations politiques sans épargner les symboles de la révolution. En Août de la même année, sur insistance de ses proches, Hocine AÏT AHMED retourne à son exil. Le FFS tente de désamorcer la situation rendue explosive par le bras de fer pouvoir-islamistes. L’affrontement est inéluctable. Le pouvoir choisit le tout sécuritaire et les islamistes sont acculés à la clandestinité et aux maquis. Les Algériens vivent l’enfer et le FFS appelle de nouveau au dialogue et à la réconciliation nationale. Le pouvoir reste sourd. Devant le blocage, des personnalités et partis politiques représentants différentes sensibilités de la société algérienne, se réunissent à Rome en Janvier 1995 et signent le « Contrat National », invitant le régime à s’y associer pour arrêter l’effusion de sang. La réponse du pouvoir rejetait « globalement et dans le détail » cette offre de paix. La violence continue, la réconciliation entre algériens devient un sujet tabou. Dans sa logique de force, le pouvoir organise la même année des élections présidentielles pour une reconfiguration subjective du paysage politique. Le candidat de l’armée prône la paix. Le peuple dans son vote refuge choisit le général ZEROUAL espérant voir le rétablissement de la paix. Les trois autres candidats lièvres retournent chez eux, leurs quotas en poches. Mais la violence ne s’arrête pas. En Juin 1998, l’assassinat d’un symbole populaire, rebelle et indomptable : Matoub Lounès, mettait le feu aux poudres en Kabylie et le FFS, dut encore une fois jouer les premiers rôles pour déjouer la manœuvre et éviter l’embrasement escompté. La suite des événements (création de l’ACT et l’ACB) nous renseigne un peu plus sur les dessous de cette liquidation, l’une des raisons qui ont poussé Zéroual à la démission. 1999 : Elections Présidentielles anticipées avec la participation de Hocine Aït Ahmed. Face à l’élan populaire suscité lors de la campagne électorale présidentielle, la machine de la fraude se met en branle au profit du « candidat du consensus ». A quelques heures du scrutin, six (06) candidats à la magistrature suprême se retirent et laissent Bouteflika candidat face à lui même. Son intronisation révèle aux Algériens et Algériennes qui avaient, dans leur majorité, dit oui à ceux qui avaient osé dire non à cette mascarade, une réalité amère : tout ce que le FFS prônait pour la sortie de la crise, pourtant combattu par le pouvoir et ses relais est repris à son compte et applaudi par ceux là mêmes qui le rejetaient hier encore : Paix, Réconciliation Nationale, ne sont plus synonymes de complaisance avec l’islamisme radical et avec le FIS en particulier. Si le FFS avait été écouté à temps, la sagesse aurait fait à l’Algérie l’économie d’une tragédie absurde ! En 2001, les conséquences de l’assassinat de Guermah Massinissa ont provoqué une crise rarement égalée en violence en Kabylie. L’histoire témoignera que le FFS a choisi de placer les interets de l’Algérie au-dessus de ses intérêts partisans en participant notamment, dans une ambiance de violence organisée, aux élections locales d’octobre 2002.Cette participation témoignera d’une position du FFS qui n’arrangeait pas les affaires du parti mais qui s’inscrivait dans un cadre sacré : l’unité nationale. Aujourd’hui, les élections locales de 2002 ont remis à sa place qui lui sied chaque acteur de la région et l’embrasement « attendu » n’aura pas lieu malgré une dissolution illégale d’APC légales suite à des accords illégaux entre un groupe de clandestins et un chef de gouvernement réputé pour savoir faire dire à l’urne ce qu’il veut. Sur le plan international, les attentats du 11 septembre et dernièrement ceux de Londres, ont fait de chaque dictateur un « démocrate avéré » selon son degré d’engagement dans la lutte anti terroriste. C’est dans ce contexte que le chef de l’Etat, appelle à une vaine opération de blanchiment politique à travers une énième mascarade référendaire. Ce leurre est destiné à tromper une nouvelle fois l’opinion nationale et internationale sur la nature d’un régime qui sait chanter dans le même couplet et la réconciliation et l’exclusion, qui sait se faire le champion de la paix et de l’éradication hier juteuse, selon les dividendes du moment et la direction du vent des bailleurs de fonds de l’Algérie. L’algérien a compris que la consultation à laquelle il est convié ne vise en réalité qu’à absoudre les coupables de crimes et à culpabiliser les victimes d’une crise imposée ou l’Etat "est responsable mais pas coupable". Sinon comment expliquer la philosophie dont s’imprègne fortement la charte et ses auteurs ou les mots Vérité et Justice, condition sine quo none pour la construction de la Paix ont été omis ? Cette charte voulue Historique consacre en fin de compte l’impunité et ne mobilise que confusion et manœuvres à l’exemple de la révocation des élus pouvant être des témoins gênants d’une fraude massive à l’avantage d’une charte « à ne lire qu’entre les lignes » et de la date choisie qui n’est autre que la naissance du FFS.En un mot,transférer la souverainté du peuple à un seul homme !
Sources :
Salem Chaker in - Imazighen assassiné- Hocine Ait Ahmed in - L’affaire Mécili- Mohamed Harbi in - Le FLN mirage et réalités- Ferhat Abbas in - L’indépendance confisquée- Ramdane Redjala in - L’opposition algérienne- Témoignages des anciens de 63.
Hanafi Si Larbi


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MessagePosté le: Mar 22 Mar - 16:10 (2011)    Sujet du message: Publicité

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