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Algérie: L’ouverture politique c’est quoi ?

 
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MessagePosté le: Mer 23 Mar - 20:27 (2011)    Sujet du message: Algérie: L’ouverture politique c’est quoi ? Répondre en citant

Bouteflika par un discours prononcé par son conseiller à Mascara  annonce des réformes globales et en particulier politiques. Il ne s’agit pas de perdre de vue que, depuis 2 ans, le Président ne s’exprime plus directement en public, ce qui réduit sensiblement l’effet d’annonce de ses déclarations. À titre de référence, son annonce de la levée de l’état d’urgence qui a soulevé au départ l’espoir des militants des droits de l’homme est apparue comme un coup d’épée dans l’eau : les marches sont toujours interdites, les nouveaux partis politiques ne sont toujours pas agréés et la police anti émeutes agit sans discernement.. La seule manifestation « d’ouverture à la mode Boutef » est le foisonnement des marchands de rue (y compris du change au noir) sur l’ensemble du territoire, la police laissant faire et n’osant pas la moindre réprimande publique, contrairement aux brigades anti émeutes au moment des marches. La levée de l’état d’urgence telle qu’appliquée par le ministre de l’Intérieur a abouti ainsi à l’anarchie de la rue. 

 
Ainsi on se trouve aujourd’hui dans un nouvel état d’urgence et le pouvoir persiste dans son refus à jouer le jeu et à ouvrir l’espace politique. Il n’est pas possible en l’état actuel de lui faire confiance.
Car on ne se méfie jamais assez des manœuvres perverses du régime en cours en Algérie depuis 1962. Les héritiers du MALG et de la Sécurité Militaire ne sont pas seulement au DRS. Ils ont fait des enfants et l’on peut affirmer sans risque de se tromper qu’ils constituent en 2011 la vraie base sociale du régime, ceux qui tirent profit de la rente pétrolière (en particulier par le bakchich et le système des « dérogations » dans une totale impunité). Ils continuent de s’enrichir. Vont-ils accepter sans réagir la levée de l’état d’urgence avec ses retombées sur les Algériens, c’est à dire cette bouffée d’oxygène et ce souffle d’espoir avec une ouverture politique vers la démocratie qu’ils ne cessent d’attendre? Pour les maîtres actuels de l’Algérie, la devise reste la même : pourvu que ça dure, pourvu que rien ne bouscule l’ordre établi et que le pétrole coule à flot !  
On peut estimer cette base sociale du régime, celle qui profite, celle qui vote pour Boutef, à 30% des suffrages exprimés. C’est en moyenne, dans un pays démocratique le pourcentage obtenu au premier tour d’élections libres et pluralistes par le détenteur du pouvoir. Au deuxième tout est élu le nouveau chef (en général moins de 55% des votants). Telle est la règle du pluralisme et de la diversité de la société. 
Dans les conditions  actuelles les militants de la démocratie par le respect des droits de l’homme sont condamnés à poursuivre leur combat non par l’agitation de la rue face à la police mais par la mobilisation permanente de la société, pacifiquement. 
Si ces militants veulent rester au contact des revendications de la population, il faut qu’ils prennent le temps d’analyser avec finesse et perspicacité la situation des droits de l’homme en Algérie aujourd’hui et qu’ils évitent de se laisser entraîner dans des chemins où ils risquent de se perdre. Il faut d’abord se retrouver  avec soi-même et entre soi, dans ses propres organisations, avant de coordonner des actions avec d’autres organisations de la société civile.  
Il est facile de constater l’ampleur des violations des droits sociaux économiques et culturels, conformément au pacte international que l’Algérie a pourtant ratifié. Chômage massif en particulier des jeunes, ampleur du mouvement de protestation dans l’ensemble du territoire, émigration massive (harragas), licenciements massifs, déstructuration de l’économie, développement du trabendo et du travail au noir, une Université sinistrée avec un exode massif des élites, un système éducatif archaïque, une marginalisation des minorités culturelles et linguistiques et un rejet de l’expression des minorités religieuses … En réalité toutes les catégorie sociales sont maintenant dans une situation de protestation, voire de révolte. Est-ce suffisant pour faire la Révolution ? Rien n’est moins sûr car les « services » ont plus de cordes à leur arc pour manipuler ou neutraliser les mouvements de foules. 
Comme il est facile aussi de constater la violation permanente des droits politiques signée par le trucage continuel des élections depuis 1962 ce qui constitue finalement la plaie la plus grave du régime politique algérien. 
Rien ne permet aujourd’hui de penser qu’une ouverture politique est imminentes : rumeurs, effets d’annonce dans la presse par des journalistes colporteurs de ragots, réunions secrètes annoncées dans les journaux et surtout un mutisme total du Chef de l’Etat comme on l’observe habituellement après un accident vasculaire cérébral. 
L’ouverture politique ne peut en aucun cas consister en des effets d’annonce répétés et contredits par la réalité. On ne peut pas continuellement tromper un peuple. S’il existait une volonté réelle de Bouteflika d’aller vers des réformes politiques, les propositions de Abdelhamid Mehri (avec et malgré tout son passé) pourraient servir de base de réflexion en vue d’un début de dialogue entre les représentants du pouvoir réel et les différents acteurs politiques. La société civile pourrait être aussi  partenaire ou à la limite observateur afin de donner consistance et surtout crédibilité au dialogue. Un premier round pourrait définir les différents préalables qui structurent un dialogue : en particulier des médias publics (surtout la radio et la télévision) ouverts aux différents partenaires dans des conditions à définir en commun, des modalités d’application de la loi des partis politiques solennellement et publiquement confirmées  puis immédiatement mises en application sans un parasitage malsain de l’Administration. L’autorisation des manifestations publiques pacifiques devrait être automatique. 
Par la suite le dialogue pourrait se développer dans le sens des intérêts de tous et finalement il faudra parvenir à l’accord de tenir des élections libres et honnêtes selon des modalités qui seraient décidées en commun. Rien n’est plus facile… du moins en théorie car les pulsions de pouvoir sont tellement puissantes pour qui ne sait pas les maîtriser. 
Évidemment cela ne sera pas suffisant car ce n’est qu’un début car le plus important sera de parvenir à l’élection de représentants légitimes des citoyens. Pour que soit respecté cet article fondamental de la déclaration universelle des droits de l’homme : le droit de choisir librement ses représentants. 


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MessagePosté le: Mer 23 Mar - 20:27 (2011)    Sujet du message: Publicité

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