Algerie libre Index du Forum

Algerie libre
Algerie Maroc Tunisie , Liberté et democratie

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 algeriens tunisiens marocains levez vous! 
La dictature est la forme la plus complète de la jalousie.
le pouvoir s apprete a changer de tete de clan

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Algerie libre Index du Forum -> Algerie
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Admin
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 07 Jan 2011
Messages: 329

MessagePosté le: Dim 3 Avr - 07:47 (2011)    Sujet du message: le pouvoir s apprete a changer de tete de clan Répondre en citant

Présidentielle anticipée : Ouyahia ouvre le débat
El Watan, 2 avril 2011
Habituellement très peu prolixe concernant son avenir politique, le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, n’a pas exclu, mercredi soir, sur le plateau de l’émission «Hiwar Essaâ» de la Télévision nationale dont il fut l’invité durant plus d’une heure, l’éventualité de briguer le poste de président de la République.


En réponse à la question de savoir s’il avait l’intention de se porter candidat à la prochaine présidentielle, M. Ouyahia a choisi, cette fois-ci, de reprendre à son compte le commentaire fait par l’ancien président français, Valery Giscard d’Estaing, qui, interrogé sur le même sujet, avait répondu que son accession à la présidence en 1974 était «la rencontre d’un homme avec son destin». «Cela est venu d’un chrétien. Il semble que pareille réplique prendrait plus de sens lorsqu’elle est le fait d’un musulman», a-t-il ajouté comme pour faire comprendre qu’il s’agissait aussi pour lui d’une question de mektoub (destin, ndlr). Mais si le responsable du RND semble s’en remettre au mektoub sur cette question précise, il reste que son «ni oui ni non» a pour effet immédiat (en attendant d’autres éclairages et d’autres éléments d’analyse) d’apporter de l’eau au moulin de tout ceux qui ont soutenu, dernièrement, la possibilité de voir le chef de l’Etat décider, pour une raison ou pour une autre, d’écourter son mandat et d’organiser une élection présidentielle anticipée.
L’hypothèse tient la route d’autant plus que les responsables de l’Alliance présidentielle, à commencer par Ahmed Ouyahia, s’étaient jusque-là fait un devoir presque sacré de ne pas parler d’élection présidentielle tant qu’il y avait un Président en place et, surtout, tant que celui-ci n’avait pas exprimé sa position.
Le Premier ministre – qui est connu pour être un défenseur acharné du strict respect du calendrier des élections – a d’ailleurs souvent réitéré son aversion pour les campagnes politiques anticipées au prétexte qu’elles déteignent négativement sur le bon fonctionnement du pays.Cette attitude ne veut toutefois pas dire que Ahmed Ouyahia ne nourrit pas d’ambitions politiques.
Pas du tout. Ceux qui le connaissent assez bien confient tout justement qu’il en a même à revendre. A l’inverse de certains anciens chefs de gouvernement, ajoutent-ils, il attend bien sagement son heure et que les conditions optimales soient réunies pour se mettre en avant.
Ouyahia dans les starting-blocks
Alors, pourquoi prendre le risque d’ouvrir un débat sur la présidentielle alors que la prochaine échéance politique se trouve être les élections législatives ? Que s’est-il passé entre-temps ? La santé du Président y est-elle pour quelque chose ? Difficile à dire eu égard au fait qu’une totale opacité entoure cette question. Une chose paraît certaine : le leader du RND ne se serait certainement jamais aventuré à ouvrir ainsi un débat prématuré sur la présidentielle, une élection qui plus est doit avoir lieu en 2014, s’il n’avait pas eu l’aval d’El Mouradia ou s’il n’avait pas eu des arguments à faire valoir.
La sortie inattendue de Ahmed Ouyahia aura, en tout cas, pour conséquence de mettre en état d’alerte maximum les états-majors des partis politiques qui n’ont pas encore prévu le scénario de la présidentielle anticipée. Car quel que soit l’angle par lequel elle est prise, sa déclaration laisse supposer que le chef de l’Etat ne rempilera pas en 2014. Aujourd’hui, l’enjeu consisterait donc juste à savoir si Abdelaziz Bouteflika ira au terme de son mandat. Sur un autre plan, elle explique aussi la raison pour laquelle certains acteurs politiques – qui étaient pour ainsi dire mis en hibernation depuis la dernière élection présidentielle – multiplient ces derniers temps les consultations et s’attellent à réactiver leurs réseaux politiques et économiques. Et tout ce travail a lieu, bien entendu, à l’ombre des émeutes et des contestations sociales que connaît le pays.
Comme en politique, le hasard et le mektoub sont des notions qui n’ont pas du tout leur place, il apparaît avec un certain recul que le Premier ministre, au-delà de se placer dans les starting-blocks, de désamorcer la crise et de défendre le bilan du gouvernement, a surtout entrepris, à travers sa prestation de mercredi soir, de donner des gages à ses sponsors ou à ce qu’il conviendrait d’appeler ses alliés politiques.Et ces gages se traduisent à travers ses positions concernant notamment les nombreuses demandes émanant de l’opposition.
Des demandes qui vont de l’élection d’une Assemblée constituante à celle réclamant une dissolution pure et simple du Parlement.
Si le secrétaire général du RND ne s’est pas du tout montré défavorable à une révision de la Constitution, il a néanmoins donné l’image d’un homme qui n’était pas prêt à prendre part à une entreprise de déboulonnement du système. Bien au contraire, il s’est senti très à l’aise dans les habits du serviteur discipliné du système. Et il n’est pas faux de dire que son genre de profil est celui, sans doute, qui répond le mieux aux critères de sélection des gardiens du temple. Il reste maintenant à Ahmed Ouyahia de descendre dans la rue et d’essayer de convaincre l’opinion qu’avec lui, la République sera entre de bonnes mains. Mais là, c’est déjà un autre débat.

Zine Cherfaoui



Il nie la crise politique et s’oppose au changement
Ouyahia, un soldat qui veut sauver le système
C’est un Premier ministre arrogant et méprisant qui s’est présenté aux Algériens, mercredi dernier, à la télévision.
L’homme, qu’on appelle sans que ça l’offusque «l’exécutant des sales besognes», a lâché que l’Algérie ne connaîtra pas «de changement politique car elle ne souffre pas de crise politique».
Terré dans un silence plusieurs mois durant, Ahmed Ouyahia choisit de sortir de son mutisme par la porte de l’intolérable fuite en avant et de l’invective. Ce n’est assurément pas le ton que les Algériens, pris dans l’étau d’un mal-être et d’un mal vivre, souhaitaient entendre.
Alors que les appels pour un changement radical du système se suivent et se multiplient depuis trois mois, le Premier ministre, adossé à son indéfectible et confortable allégeance au pouvoir, répond d’un insultant «niet» et affirme que le système continuera à vivre avec ses travers et sa logique pourtant décriés : «Chez nous, le changement est intervenu en 1989. Il y a plus de 30 partis politiques, une centaine de titres de presse, nous n’avons pas d’opposants politiques en prison ni d’exilés politiques. Le développement économique profite à toutes les régions du pays, même Bordj Badji Mokhtar est devenue une petite ville.» Telle est la teneur que prend le discours du Premier ministre, caché sous la casquette de secrétaire général du RND, et qui parle de l’Algérie comme d’un bien dont le sort est scellé et décidé.
Il assène au peuple algérien le verdict de ne plus prétendre au changement, de ne plus entrevoir l’ombre d’une issue autre que celle concoctée dans des officines et laboratoires aux concepteurs inconnus. Une telle déclaration ne peut que traduire la nature autoritaire et sectaire du régime. Un régime qui ne s’encombre plus de façades et qui refuse même au peuple l’expression de la volonté du changement.Un régime qui présente le nombre de partis politiques et de journaux comme gage de démocratie et qui bastonne à longueur de mois et d’années tout citoyen réclamant ne serait-ce que de l’écoute. Se plaçant en tuteur ou en voix des maîtres d’Alger et empruntant un ton moqueur et populiste, Ouyahia indique que «ce n’est pas avec des initiatives que le changement se fera en Algérie».
Une manière de traduire que le système ne répondra jamais à la voie pacifique et que le seul rapport de forces qu’il reconnaisse est celui de la violence.
La preuve : il n’hésite pas à donner des logements là où les populations recourent à l’émeute, à injecter des fonds à n’en plus finir dans des dispositifs de création d’entreprises juste pour calmer le volcan nommé jeunesse. Ouyahia lance, sans un battement de cils, que l’Algérie est parcourue par une série de crises sociales qui n’ont aucune dimension politique.
Lui, chef d’une équipe gouvernementale dont la réputation est traînée comme un chiffon dans les rues de la capitale, ne voit pas dans le rôle politique qu’il occupe un effet sur la situation sociale que vit le pays. Et de ce fait, se prémunit de tout risque d’être poussé vers la porte. Il nie une évidence qui est que le système politique algérien est fermé et entre les mains d’une poignée de personnes qui façonne le jeu politique à sa guise en cultivant l’exclusion.
Ouyahia confirme la crainte d’une constituante
Alors que le pays, de l’avis des observateurs étrangers et nationaux, est à la dérive, il dit qu’«il n’y a pas de crise politique majeure en Algérie nécessitant la dissolution du Parlement ou le départ du gouvernement». La Constituante, revendication majeure de l’opposition, n’est pas à appliquer en Algérie, affirme aussi le Premier ministre. Il est vrai que l’application d’une telle option pour l’Algérie reviendrait à l’éliminer politiquement et à balayer tout le système. Ouyahia ne cache pas une telle crainte puisqu’il dit que «la Constituante est le reniement de tout ce qui a été fait depuis l’indépendance».
Et de continuer en hissant le traditionnel et peu convaincant épouvantail islamiste : «La Constituante, c’est remettre tout à plat. Après, va-t-on s’entendre sur quel type d’Etat choisir ? Islamique, laïc ou républicain ?», dit-il. Et d’ajouter, comme pour asséner le coup de grâce aux vœux des Algériens, d’en finir avec le mal et, pour donner au système une prétention à continuer de vivre longtemps : «Un système parlementaire ne peut être viable en Algérie que dans 50 ans.»
Quelle marque de mépris que celle affichée par le Premier ministre face au peuple ! Qui a donc mandaté M. Ouyahia pour parler au nom des Algériens ? Pourquoi se place-t-il en porte-voix du peuple et fait à sa place le choix de sa destinée, si ce n’est de l’usurpation pure et simple de son droit à l’autodétermination. Nier la dimension politique de la crise en Algérie revient à nier la prétention à trouver de vraies solutions et donc plonger le pays dans un cycle d’incertitudes. Avant lui, Ben Ali, Moubarak et El Gueddafi avaient nié la dimension politique des crises que leurs pays ont traversées. L’histoire retiendra leur fin désastreuse et ne gardera de leur passage qu’un mauvais souvenir. En «Ankaoui» qu’il se dit, Ouyahia doit comprendre ces vers de Sobhan Allah Ya Ltif qu’on peut mettre dans la bouche de l’Algérie : «Mes os ne sont pas à ronger ! Je ne suis pas stérile ; ma terre n’est pas desséchée.»
Nadjia Bouaricha


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Dim 3 Avr - 07:47 (2011)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Algerie libre Index du Forum -> Algerie Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com