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La dictature est la forme la plus complète de la jalousie.
Louisa Hanoun

 
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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 07:31 (2011)    Sujet du message: Louisa Hanoun Répondre en citant


Louisa Hanoune reconnaissante à Bouteflika pour les 4 % et ingrate pour la rue qui en 88 a signé l'acte de naissance du multipartisme

Ces derniers jours, Mme Louisa Hanoune, la chef du parti des travailleurs, est sur le pied de guerre contre les forces du changement du régime algérien. A grand fracas, elle s’en prend à peu près à tout le monde : à la CNCD, aux manifestants, à Al Jazeera et à l’Occident coupable selon elle d’ingérence dans les affaires intérieures de l’Algérie. Elle fait la une et fait les gros titres des journaux et des médias progouvernementaux et multiplie ses interventions pour tenter de sauver les meubles d’un régime que les observateurs jugent à l’agonie. Tous les médias contrôlés par le pouvoir, lui sont maintenant ouverts et elle s’y donne à fond. Au moment où tous les indices politiques, économiques et sociaux indiquent que la chute du régime algérien  est devenue inéluctable, celle qui brandit l’étendard du trotskisme vole au secours du régime de Bouteflika. Cette curieuse position de secouriste est en contradiction avec les idées politiques  qu’elle s’est engagée à défendre et pour lesquels un certain nombre d’Algériens lui ont fait confiance. Elle agit comme si elle faisait partie de l’alliance présidentielle trahissant ainsi ses électeurs.
Dans sa nouvelle bataille pour le maintien de Bouteflika – elle a déjà brillé par son implication dans la violation de la Constitution en donnant son assentiment à l’amendement qui a fait sauter la barrière des deux mandats —, non seulement ses arguments sont dérisoires et abjects, mais, plus graves, ils participent à scléroser la vie politique en Algérie. 
Car en défendant maintenant Bouteflika comme une forcenée, Bouteflika qui lui a asséné pourtant un cinglant revers avec la fraude massive, la manipulation et diverses pratiques déloyales et illégales lors des élections présidentielles de 2009, elle fait preuve soit d’un masochisme politique évident qui ne peut être expliqué que par une allégeance secrète au pouvoir réel ou d’une schizophrénie sévère qui sied mal avec le combat politique qu’elle prétend mener. Les Algériens habitués aux menées politiques et à la manipulation médiatique, ne peuvent se laisser prendre à ce nouveau stratagème dans lequel le pouvoir charge Hanoune de jouer le rôle principal de la défense de la « légitimité du pouvoir » croyant qu’elle serait mieux entendue par l’opinion publique que les valets officiels du régime complètement discrédités.
 Il est inutile de décrire toutes les inepties que cette dame a proférées dans ces dernières interventions contre la marche du 12 février avec l’intention vaine de repousser le vent de la révolte qui souffle sur le monde arabe. Mais il serait peut-être instructif de rappeler un certain nombre de points qu’elle a suscités pour montrer le fossé profond qui la sépare avec le peuple et ses  aspirations.  On mesurera aussi les affinités qui la lient avec le pouvoir répressif qui a hypothéqué la souveraineté, les richesses et l’avenir du pays. Les principes politiques étant amorphes, les querelles idéologiques, en Algérie,  ne constituent pas nécessairement une barrière contre des ententes sur des interêts terre-à-terre.
Passant outre des principes élémentaires de la communication et des relations publiques dont le sens de la modération et de la réserve dans les déclarations et les discours, en particulier dans une situation explosive, elle s’est amusée à narguer la marche pacifique du 12 février en la qualifiant de « montagne qui accouche une souris ». Pourquoi, cette insolence gratuite digne des dictatures envers leurs populations ? Elle monte un mépris identique à celui que fait le pouvoir algérien envers le peuple depuis l’indépendance.
Elle pouvait peut-être mettre en relief le danger que représente la présence du RCD parmi les organisateurs de la marche, mais elle n’avait pas le droit de ridiculiser l’ardeur, la foi et la sincérité de toutes les autres organisations membres du CNCD qui, elles, sont respectables et luttent depuis des années pour la restitution de la dignité, de la fierté et de la souveraineté totale du peuple algérien.
 Le peu d’écho qu’a eu l’appel à la marche du 12 février n’est pas un signe d’attachement du peuple pour Bouteflika, ni une non-reconnaissance dans les revendications de démocratie et de liberté scandées par les manifestants, mais bien parce qu’il y a au sein de la vraie opposition des dissensions politiques entretenues  et amplifiées par le travail de sape du DRS et du système Bouteflika.
 Louisa Hanoune encourage le laxisme dans les finances publiques
 Poursuivant son inquisition contre les organisateurs de la marche, elle estime que tant qu’il n’y a pas de preuve de corruption impliquant Bouteflika, nul n’a le droit de mettre en cause sa légitimité inventant ainsi une façon arbitraire dans la gestion des affaires publiques et la sauvegarde du patrimoine national. Selon sa perception, toute autorité compétente ne doit ouvrir une enquête sur une corruption, dilapidations ou malversation, etc. que si cette autorité est en possession de preuves irréfutables. Des preuves qu’un consciencieux, bravant tous les dangers, aurait bien voulu les leur remettre. Ainsi personne n’a le droit de soupçonner Bouteflika ou de s’inquiéter des bruits qui l’incriminent lui ou des membdre de son entourage tant qu’il n’y a pas de preuves formels.
 Elle parle et agit comme si en Algérie, pays ravagé par et hogra et la corruption depuis l’arrivée de Bouteflika à la tête de l’Etat, il y a un organisme public compétent, assez intègre, assez crédible et assez indépendant du pouvoir pour mener des enquêtes sur de possibles cas de corruption du président ou d’un membre de sa famille. Elle qui sait mieux que quiconque comment sont élus les députés censés contrôler le pouvoir exécutif et les dépenses publiques. Pour elle par exemple, comme il n’y a pas eu de preuves sur les grandes anomalies sur les sources des énormes financements de la campagne électorale du candidat Bouteflika, nul n’a le droit de le soupçonner d’avoir puisé illégalement dans les caisses de l’Etat ni d’avoir dépassé les fonds autorisés par la loi. Un député qui attend des preuves pour user son droit de contrôle et défendre avec la plus grande vigueur les finances publiques et aller vérifier là où la fraude, les irrégularités et la corruption  se sentent à mille kilomètres à la ronde,  est une potiche et un véritable danger pour l’économie nationale.  Un aveugle ne peut être berger. 
Demander des preuves contre les puissants d’un régime autoritaire  est le genre d’argument fallacieux et grotesque qui plombe la vie politique en Algérie et condamne le pays à un statu quo mortel. Comme façon de blanchir un autocrate et garantir sa pérennité il n’y a pas de plus pernicieuse.
Elle sait pertinemment que personne ne sait exactement dans quel pays, ni pourquoi, ni comment sont placées les énormes recettes des hydrocarbures qui se chiffrent en dizaines de milliards de dollars. Personne ne peut nous dire qui gère à l’étranger ce trésor qui échappe au contrôle du parlement. Le peuple est privé du droit de savoir alors que Mme Hanoune nous invite à nous résigner à ce statut de peuple mineur. La Cour des comptes a été neutralisée par la seule volonté de Bouteflika. Qui peut enquêter sur les soupçons de concussions de son frère Saïd Bouteflika ? Qui peut enquêter sur la nature des liens de son autre frère, Mustapha Bouteflika, avec Moumen Khalifa dont il fut pourtant l’avocat ? ET quel a été son rôle dans cette gigantesque affaire ? Bouteflika que Mme Hanoune défend, ne permettra jamais à l’appareil judiciaire de s’approcher de ses frères ou des personnalités qui lui sont proches. Comment appelle-t-elle, aussi le fait que ce président ait pu décider d’effacer les dettes des milliers d’agriculteurs quelques jours seulement avant les élections présidentielles ? Comment peut-elle avoir la mémoire courte sur des faits très graves dans la gestion des finances publiques et les pratiques déloyales dont elle fut l’une des victimes ?
Ce n’est certainement pas Hanoune, la « naïve », qui va sauver le trésor public des prédateurs contre lesquels p`seraient de lourds soupçons. Visiblement elle s’accommode très bien avec les régimes politiques dans lesquels les affaires de corruption et de détournement de fonds se mènent dans le secret puisqu’elle n’agira qu’ » en présence de preuves ». Mais surtout, les dicatures ne demandent pas plus que l’existence et la promotion partis politiques avec des chefs aussi docile que Mme Hanoune pour agir en toute impunité. Les Moubarek n’ont pu ammasser leur fortune que grâce à des centaines de politiciens qui ressemblent à la chef de PT: ils n’osaient demander des enquêtes et tant qu’il n’y avait pas de preuves sur des soupçons de malversation, ils avaient la conscience tranquille…
Louisa Hanoune, une mémoire courte.
Toutes ces gesticulations antidémocratiques démontrent maintenant à quelle obédience elle appartient. Elle n’a pas eu la modestie ni  la gratitude pour les jeunes qui se sacrtifient chaque fois pour débloquer l’Algérie. Elle a oublié que son  parti politique (PT)  n’a pu voir le jour et que sa propre carrière politique n’a été possible que grâce aux sacrifices et aux manifestations des jeunes d’octobre 88. Elle n’a pas eu la dignité ni la conscience de leur rendre un hommage à la hauteur de leurs sacrifices. Qu’a-t-elle fait pour leur mémoire en 20 ans d’existence politique ? Le peuple algérien n’a jamais rien obtenu par les députés ou les autres les voies « légales » contrôlées par ceux qui contrôlent le PT et tous les autres partis politiques inutiles du parlement dont la seule mission est de simuler une vie démocratique. Seule la pression de la rue a pu arracher des concessions « sociales et politiques » que Bouteflika, se sentant en danger, est en train de faire malgré lui. Les manifestations, les marches et les émeutes sont le seul langage que comprend Bouteflika et toutes les autres dictatures arabes.


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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 07:31 (2011)    Sujet du message: Publicité

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